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La Romanée : l’or rouge de Bourgogne s’envole à plus de 230 000 €

La Romanée : l'or rouge de Bourgogne s'envole à plus de 230 000 €

La légende des vins de Bourgogne continue de s’écrire en lettres d’or. Lors d’une vente aux enchères exceptionnelle organisée par la maison Baghera/wines ce 10 mai, deux bouteilles historiques de « La Romanée » ont affolé les compteurs, dépassant à elles seules la barre des 230 000 euros.

C’est un voyage dans le temps que s’est offert un collectionneur anonyme. Imaginez : des bouteilles précieusement conservées depuis le Second Empire ! La star de la vente, une bouteille de La Romanée du domaine Bouchard Père & Fils datant de 1865, a été adjugée pour la somme vertigineuse de 133 000 euros environ (122 000 francs suisses). Sa « petite sœur », une cuvée de 1862, a quant à elle trouvé preneur pour près de 100 000 euros.

Plus d’un siècle et demi d’histoire en bouteille

Ces bouteilles de 160 ans ne sont pas seulement du vin, ce sont des reliques du patrimoine bourguignon. Si la dégustation reste un mystère, la valeur symbolique, elle, ne faiblit pas.

D’autres lots prestigieux ont également marqué cette journée genevoise :

  • Une bouteille de La Tâche (Domaine de la Romanée-Conti) de 1971, partie pour 26 000 euros.
  • Plusieurs assortiments récents du même domaine, vendus entre 45 000 et 60 000 euros.

Entre fierté bourguignonne et spéculation

Si ces chiffres donnent le tournis, ils rappellent que la Côte de Nuits reste l’épicentre mondial des vins d’exception. Cette aura internationale ne doit rien au hasard, mais puise ses racines dans un héritage historique fascinant.

Le saviez-vous ? L’appellation Romanée-Conti tire son nom d’une histoire séculaire. Propriété des moines de Saint-Vivant au Moyen-Âge, la parcelle fut acquise en 1760 par le Prince de Conti, membre de la famille royale des Bourbon. C’est après la Révolution française que le nom de l’ancien propriétaire fut définitivement accolé à celui du domaine, consacrant ainsi le cru le plus convoité de la planète.