Le jeune beaunois de 12 ans, atteint d’une paralysie cérébrale et d’autisme, pourra enfin avoir accès à une scolarité adaptée après deux ans de combat. Sa maman, Marine Dufour, a obtenu une place au sein de l’établissement Dame Sesame à Beaune. Une bonne nouvelle pour celle qui se bat encore pour que les enfants en situation de handicap soient scolarisés.
La famille du petit César peut souffler après plusieurs mois de recherche et d’appel à l’aide. Le jeune homme pourra bénéficier dès septembre d’une scolarité adaptée à son handicap et à son autisme au sein du dispositif d’accompagnement dépendant de l’association Ehco (Enfance et handicap en Côte-d’Or) – qui avait d’ailleurs été l’une des associations mises à l’honneur lors de la dernière Vente des vins des Hospices de Beaune.
Un suivi permanent
Selon les mots de sa maman, il ira à l’école le matin et aura un véritable suivi tout au long de l’année avec du personnel formé pour l’accompagner, lui et les autres élèves. Les places sont extrêmement limitées dans ces établissements et cela faisait un an que Marine Dufour cherchait une solution.
C’est à la suite d’un départ que la maman a pu inscrire César dans l’établissement. C’est un grand soulagement pour elle.
Le dispositif auquel il aura accès est issu de la fusion de l’association beaunoise de protection de l’enfance et de l’association Les Papillons blancs de Beaune. De nombreux enfants, ados et jeunes adultes atteint d’un trouble du spectre autistique sont accueillis.
Un parcours du combattant
Sa maman continue son combat pour les autres enfants en situation de handicap qui peinent à scolariser leurs enfants dans des établissements adaptés et spécialisés. Cela fait deux ans que César tente de retrouver une scolarité adaptée mais depuis son entrée au collège, il a déjà été déscolarisé trois fois. Cette solution est donc presque un miracle pour la famille, toujours prête à déménager rapidement.
Ils ont d’ailleurs fait ensemble les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle pour sensibiliser le grand public à la difficulté de suivre une scolarité normale pour les enfants en situation de handicap.
Elle réfléchit aujourd’hui à créer localement une structure capable d’accueillir des enfants aux profils similaires et se rapprocher de parents qui connaissent la même situation qu’elle. Avec cette bonne nouvelle, César et sa mère aperçoivent maintenant la fin des galères mais pas la fin du combat.

